Une toulousaine à l’anglaise

Une pointe de déco so british dans une belle toulousaine !

Totalement rénovée en 2018, la maison composée à l’origine d’un bâtiment principal et d’un studio se répartit désormais en trois espaces de plain-pied et en enfilade : l’espace nuit, la cuisine et la pièce à vivre. Sur 158 m2, Emmanuel, le propriétaire, a choisi de privilégier les grands volumes en redistribuant les pièces et en faisant tomber la plupart des murs. La pièce à vivre couvre ainsi à elle seule l’équivalent de trois pièces sous l’ancienne configuration. 

Un mal pour un bien 

La découverte en cours de chantier de l’obligation de refaire la toi- ture a offert l’opportunité de gagner aussi en hauteur. De 2,35 m, celle-ci est ainsi passée à 3,20 m au plus haut et à 2,50 m au plus bas. Des travaux qui ont également permis d’inclure la climatisation réversible en réalisant des plafonds à différents niveaux. Pas de radiateurs en effet dans cette maison, mais des bouches d’aération régulièrement réparties. Un gain de place appréciable pour le propriétaire passionné de déco. 

Unicité au sol et aux murs 

Au sol comme aux murs, un seul mot d’ordre : l’homogénéité. Si des carreaux ciment (les mêmes) agrémentent l’entrée par la rue comme celle du jardin, tout le reste de la maison s’est vue dotée d’un plancher en Ipé massif. Petit écart à cette règle dans les pièces d’eau ou un plancher en Iroko a été privilégié pour sa résistance à l’eau. Aux murs, seulement trois couleurs : la cuisine et les salles d’eau sont toutes peintes en blanc mat, la chambre d’Emmanuel en Plumette de Farrow & Ball et les autres chambres, de même que la pièce à vivre, en Pavillon Gray, de la même enseigne. D’un bout à l’autre de la maison, les plafonds sont quant à eux d’un blanc immaculé. Une sobriété qui permet tous les écarts de déco. Détail design avec les interrupteurs métallisés des Français Also and Co. 

Une cuisine conviviale 

Centrale et toute de blanc vêtue, la cuisine se veut conviviale et ergonomique. « Je la voulais aussi facile d’utilisation quand je suis seul que quand j’accueille des amis ou de la famille », souligne Emmanuel. Sous le grand ilot central se glisse une table sur-mesure réalisée par son papa Mikéa (contraction affectueuse de son prénom et d’Ikéa) à partir de planches de l’ancienne maison familiale. L’équipement est à la mesure du plaisir d’inviter d’Emmanuel : four traditionnel, four vapeur, tiroir chauffant, deux lave-vaisselles (de petite taille et donc complémentaires), grande plaque à induction, cave à vin, vinaigrier et très nombreux rangements. Un grand velux central (et automatisé) au-dessus du plan de travail complète l’apport de lumière déjà offert par la verrière qui donne sur le jardin. 

Passion lampes 

C’est dans la pièce à vivre que l’on retrouve le plus la passion du propriétaire pour la déco et notamment pour les lampes de créateurs. Où que se pose le regard, un détail attire l’œil, interpelle. Grands noms ou grande distribution, le mix s’est fait naturellement. Dans la partie salon, une lampe Nessino répond à sa grande sœur Nesso. À proximité, une banquette Fly. Au sol, les poufs Livingstones de Stéphanie Marin apportent une pointe de minéral. Une table basse Fidji by Malherbe n’attend que les invités. De même que la cheminée traversante entre la cuisine et le salon. Les bûches sont quant à elles entreposées dans de grandes panières trouvées chez le fleuriste toulousain Saint Fiacre. 

Dans la partie salle à manger, la lampe Taccia s’impose sur le buffet années 30. Pour les dîners plus formels, une table Tulip en marbre gris est encadrée de six chaises Panton, cinq blanches et une noire. Un lampadaire Arco les domine de toute sa rondeur. Petite touche décalée avec des lampes nomades Fat Boy en résine blanche. Un contraste saisissant avec la chaise longue LC4 Pony de Le Corbusier. Réparti dans la maison, du mobilier zoomorphe Ibride designé par Benoit Converse apporte une touche d’onirie. 

Les amis et la famille 

On l’aura compris, accueillir n’est pas un vain mot pour Emmanuel. L’espace nuit n’échappe pas à cette règle avec une grande chambre d’amis décorée avec soin. Face à un grand lit encadré par deux lampes des années 80 en résine, une édition originelle d’étagères String accueille une collection originale de lorgnons de chez C&S Davoy. Au sol, une collection de cols de chemise distribuée par la même enseigne. Touche de couleur avec un fauteuil Louis XVI retravaillé avec du tissu Designer Guild. 

La porte d’en face s’ouvre sur une salle de bain avec une grande baignoire d’angle balnéo trouvée chez Lapeyre. Le plan est là encore une réalisation sur-mesure de Mikéa. Aux murs, du carrelage façon marbre en grands carreaux (90×30) monte jusqu’au plafond. Un miroir wifi de chez Lapeyre ainsi qu’un sèche-serviette chromé constituent la seule déco, en dehors d’une tête en résine blanche de chez Vondom, négligemment posée au sol. 

Espace privatif 

Une porte à galandage isole totalement l’espace que s’est réservé le propriétaire pour la nuit. Composé d’un dressing ouvert, d’une salle d’eau et d’une grande chambre, il constitue un véritable ilot privatif. Dans la salle d’eau, une douche originale avec ses petits carreaux dont une partie fluorescente, et un plan là encore réalisé par Mikéa. 

À l’instar d’une suite d’hôtel, la chambre tourne autour d’un grand lit surmonté de deux liseuses directionnelles. Pièce maîtresse de la déco de cette chambre, un canapé de famille attire immédiatement l’œil. Il a en effet été totalement repris par Matthieu Guyonneau de l’Atelier2 qui l’a notamment recouvert d’un tissu de costume de l’Anglais Archibald & Moon. Gris foncé avec ses rayures beiges et son galon bleu de France, il cristallise l’english touch chère au propriétaire. 

En devenir… 

Loin d’être terminés, les travaux vont désormais se concentrer sur les extérieurs. D’ici quelques mois, une piscine dotée de sa terrasse coulissante en Ipé et un jardin paysager viendront compléter le décor. Ils s’inscriront autour du magnifique cèdre du Liban qu’Emmanuel a réussi à conserver. 

Photos : Laurent Barranco

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