Une rénovation pleine de caractère

En pleine campagne toulousaine, se dresse cette magnifique demeure de plus de 500 m².

 

Cet ancien hangar agricole, flanqué de ses deux majestueux pigeonniers, a été entièrement rénové pour en faire une habitation alliant l’authenticité à des touches de modernité, à l’image de l’escalier créé par Fer et Tendance. Avec ses deux beaux pigeonniers à tours carrées reconnus parmi les plus beaux de la région, cette maison en impose. Sa rénovation est liée à un beau projet de famille pour créer une maison familiale.

Un projet personnalisé

Léa et Gabriel, les propriétaires des lieux, n’ont pas souhaité faire appel à un architecte mais plutôt élaborer eux-mêmes les plans, pour «tout s’approprier », et choisir directement les entrepreneurs, en privilégiant les amis et les relations. Un choix « facilitant ». Le projet a nécessité 6 mois de préparation suivi de 9 mois de travaux. Avec quelques surprises ! Comme la découverte d’une dalle de béton inattendue en décaissant la terre battue présente sur toute la surface du hangar. Elle a été détruite pour pouvoir installer le chauffage au sol du rez-de-chaussée (par Eco Système Énergie de Flourens) et le recouvrir d’un beau parquet de L’Univers du Parquet.

De quatre à huit ouvertures

Au milieu des champs, cet ancien hangar agricole, datant de 1850, connait une deuxième vie. La même surface est exploitée en bas comme en haut, soit deux fois 275 m². Derrière les quatre anciennes arches ouvertes du bâtiment, déroule désormais l’espace à vivre du rez-de-chaussée. Celui-ci offre une très belle hauteur sous plafond et un grand lieu de vie très lumineux.

Le hangar étant exposé plein Est, la façade Ouest s’est vue ajouter les mêmes quatre ouvertures en forme d’arche, qui accueillent les mêmes menuiseries. Les portes fenêtres sont toutes à galandage « pour que l’extérieur rentre à l’intérieur » selon Gabriel.

 
Une rénovation pleine de sens

« Rénover c’est bien, mais le plus important c’est de connaître l’histoire pour rénover à l’authentique, assure Gabriel, avec les méthodes de l’époque pour en mesurer les efforts. » C’est ainsi que la rénovation de la charpente-toiture, avec des tuiles canal arrondies, a été confiée à l’entreprise de Jean-Michel Franchini, située à Aucamville (82).

Tous les murs de la bâtisse et les piliers intérieurs ont été grattés pour faire ressortir les briques cuites ou crues – donnant des couleurs différentes en fonction de la cuisson –, ainsi que les galets d’origine. Il a même fallu aller en chercher d’autres sur les berges de la Garonne. Il reste à quelques endroits de la façade des trous de boulin, de forme carrée, positionnés ça et là à l’époque pour servir d’échafaudages. 

Des pièces toutes utilisées

La pièce principale est un grand espace à vivre entièrement ouvert. « Nous voulions à tout prix ne pas nous faire piéger par les pièces inutiles, détaille Gabriel. Comme autrefois dans les vieilles maisons, avec des pièces toujours fermées, non chauffées et sans réelle destination. » Cette maison propose donc tout le contraire. « Tous les jours, nous passons dans chaque pièce. Toute la difficulté a été de trouver le cheminement le plus judicieux pour que le résultat soit à la hauteur de nos espérances. »

Les propriétaires ont aussi voulu marquer de leur empreinte ce projet avec deux pièces « essentielles », qui marquent la maison : « l’escalier qui claque dans l’entrée et la cuisine de l’autre côté ! »

 
L’escalier, une œuvre d’art

Dès la porte d’entrée passée dans la première arche, l’escalier en forme d’hélice s’impose. « C’est une œuvre d’art ! », appuie Gabriel. C’est un ouvrage en limon caissonné avec des marches déportées. Ses dimensions : 4,5 mètres de haut et 4,5 mètres d’emprise au sol pour 400 kg. Un nombre impressionnant de tubes en acier, rhabillés de tôle, a été recouvert de peinture blanche de carrosserie sur place. La main courante est en inox, les sous-lisses aussi, les marches en hévéa massif teinté.

À ses pieds est niché, dans un petit renfoncement, le bureau du propriétaire des lieux qui y travaille au calme. Devant l’escalier, une statue « fait-maison » fabriquée avec des restes de chantier :  seau de colle, rail de placo, tube d’isolant, gaine de clim… le tout peint en gris argent. Pour parfaire la déco de cette entrée, plusieurs petits fauteuils dont deux vintage des années 60.

Des volumes cassés

Pour casser le volume très important de la pièce centrale, se dresse une très imposante cheminée. Positionnée en plein milieu de la pièce à vivre, elle délimite les espaces salon et salle à manger. Toute blanche et très contemporaine, elle a été installée sur-mesure par Cheminées Monté à Colomiers. « Nous avons choisi des ouvertures vitrées qui donnent une idée du volume. Quand la cheminée est éclairée, c’est magnifique et ça ne donne plus envie de bouger du canapé ! » Il y a le choix, avec deux canapés géants gris de la marque Vibieffe, remplis de coussins, des fauteuils en velours gris foncé et deux tables basses en marbre. Au-dessus de ce salon très cosy, le plafond culmine à 8 mètres, c’est le point le plus haut de la maison !

 
Du sur-mesure

Du côté de la salle à manger, la table de réception de 5 mètres de long, avec ses formes courbes, a été fabriquée sur-mesure par un ébéniste, et peinte en blanc par un carrossier, sur des pieds en chêne. Elle est entourée de 12 fauteuils recouverts d’un tissu gris, eux-aussi sur-mesure.

Aux murs, du côté Ouest, deux lés géants de papier-peint ont été choisis par Léa chez Greloo Concept. De très grands rideaux sur-mesure posés par La Maison de Bouquières recouvrent deux imposantes fenêtres en alu. Posées par Espace Menuiserie, il y en a au total 32 dans la maison !

Et au bout, la cuisine !

La cuisine se trouve dans le prolongement de la pièce à vivre, après une arche intérieure de briquettes. C’est une réalisation ADE Cuisines & Agencements de Blagnac. Avec son ilot central tout en longueur, elle donne une belle perspective visible depuis l’entrée.

De couleur blanche, elle est munie de nombreux éléments de rangements bas. Elle est très lumineuse, grâce à la lumière naturelle qui entre par les arches des deux côtés mais aussi par les spots intégrés dans la casquette déportée au-dessus du plan de travail. Ce dernier, au plateau de granit rare, du Brown Antique, est entouré de quatre beaux tabourets La Chaise Longue, en bois et cuir.

Cette cuisine est aussi décorée de quelques meubles de famille, dont une table, des chaises et un living en bois massif foncé de Tante Jeanne. Derrière une porte se cachent une petite cave et le cellier.

Le long de la coursive

Retour dans l’entrée pour monter le fameux escalier en colimaçon. À l’étage, se trouve un vaste palier qui fait office de petit salon détente pour l’ado de la maison et de salle de sport quotidienne pour Léa. Une ancienne table à pétrin de famille fait écho à la belle poutre imposante conservée au plafond.

Le long de la coursive, on a une belle vue sur la campagne extérieure et une autre plongeante sur le salon. La déco est moderne : des tableaux de Vincent Richeux, des bouledogues vert et rose…

Cet étage comprend quatre chambres, chacune avec sa salle d’eau et son dressing. La première, avec sa douche à l’italienne, est nichée dans la tour d’un des deux pigeonniers. Les deux chambres suivantes sont identiques, mais disposées à l’opposé. L’une est rose poudrée et gris perlé pour une jeune fille, l’autre à la déco plus new-yorkaise est celle du plus jeune fils de la famille.

 
Une vraie suite

Tout au bout, on arrive à la suite parentale et son beau volume de 40 m². Derrière le lit, Léa a choisi un papier-peint représentant une bouche colorée de chez Greloo Concept, qui a été positionné sur tout le mur. Des appliques suspendues en rotin, un grand tapis en poils, des rideaux de La Maison de Bouquières et un très grand miroir posé au sol complètent la déco. En face, un mur contenant un grand écran cache le dressing : une partie pour lui et une partie pour elle. La salle de bain aussi est spacieuse, avec sa douche à l’italienne, ses doubles vasques et sa baignoire arrondie.

Depuis cette chambre, un escalier en bois d’époque permet de redescendre directement dans la cuisine, sans avoir besoin de traverser à nouveau toute la maison. Et dans le deuxième pigeonnier, à mi-chemin, se cache la buanderie.

 
Un garage splendide

Dans le prolongement de la maison, le garage. C’est aussi un bel espace, avec ses 100 m². Pour le fermer, une très belle verrière a été créée, là aussi sur-mesure, par Fer et Tendance. Ses dimensions sont impressionnantes : 8 mètres de large, avec 4 portes ventaux de 2 m, sur 3,75 m de haut. La partie la plus technique réside dans le positionnement de vitrages entre les poutres déjà existantes, donnant un aspect très graphique à l’ensemble. Il a fallu créer de nombreux gabarits. Un travail signé par RS Miroiterie de Toulouse et Macocco de Colomiers.

Le parc et la piscine

Le terrain s’étend sur un hectare, avec un petit bois derrière la maison. L’aménagement paysager du parc a été conçu par Paysages Occitans de Bouloc et réalisé par Mathieu Paysage de Grenade. Devant la maison, sur la terrasse en béton quartzé à l’hélicoptère, la piscine Atoll de Castelnau d’Estretefonds attire pour un petit plongeon. Elle est complétée par une cuisine d’été à la belle verrière – de Fer et Tendance également tout comme le portail fermant le parc – et par un terrain de pétanque.

Le « clapier »

Pour recevoir les amis et la famille, la dépendance de l’ancien clapier à lapins, avec ses 100 m², a été elle aussi entièrement rénovée pour accueillir six couchages. Cette petite maison abrite également le local à piscine et tous les meubles de jardin l’hiver. Très cocooning, c’est une autre habitation à part entière que Léa et Gabriel ont aménagé dans ce bâtiment : cuisine, salon, salle d’eau, chambres et terrasse. Avec tout le confort d’une véritable deuxième maison.

Crédit photos : Johanna Jardin, Pixcity

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